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2013 - 8+1=1

8+1=1 avec l'artiste Babeth Rambault et 9 établissements scolaires de l'Ariège.

Dans le cadre du projet "8+1=1", porté par l’Office Central de la Coopération à l’École, et Caza d’Oro, résidence d’artistes et son ADEA (Atelier Départemental d’Éducation Artistique) soutenu par le PEP 09, sont mises à disposition neuf œuvres d’art contemporain de l’artisteplasticienne Babeth Rambault pour 9 établissements scolaires de l'Ariège :

Les écoles du Réseau éclair :

  • école maternelle de Lavelanet Avelines,
  • école maternelle de Lavelanet Bensa,
  • école maternelle de Lavelanet Jean Jaures,
  • école primaire de Dreuilhe

mediation Bensa

Les établissements suivants :

  • l'IME La Vergnière du l'Herm,
  • l'IUFM de Foix,
  • CAMPS de Foix,
  • le collège Montcalm de Vicdessos
  • école primaire de Bordes-sur-Arize

Dans le cadre du projet "8+1=1", porté par l’Office Central de la Coopération à l’École, et Caza d’Oro, résidence d’artistes et son ADEA (Atelier Départemental d’Éducation Artistique) soutenu par le PEP 09, sont mises à disposition neuf œuvres d’art contemporain de l’artiste plasticienne Babeth Rambault pour neuf établissements scolaires de l’Ariège. Chacun des établissements peut communiquer librement avec l’artiste Babeth Rambault par courrier électronique et ce tout au long du projet.

Le premier mois du projet est consacré à la découverte "libre" de l’œuvre prêtée à l’établissement. La mise en place de fac-similé pour certaines œuvres photographiques, sorte de reproduction en volume du geste de l’artiste précédent l’œuvre photographique, permettra d’en faciliter l’approche. Un accompagnement des enseignants dans l’élaboration de leurs séances d’exploitation en classe est proposé par Caza d’Oro ainsi que par l’OCCE 09 à partir du deuxième mois. Ainsi un "outil" pédagogique est fourni aux enseignants lors de la visite de la médiatrice de Caza d’Oro dans les établissements scolaires. Le prêt d’œuvres d’art est consenti de janvier à avril 2013. Les dates de vernissages d’expositions dans les établissements scolaires réunissant l’œuvre de l’artiste et les productions des élèves seront fixées dans les semaines du 1er au 12 avril 2013 afin de permettre la venue de l’artiste, la présence des représentants des communes et celle des familles des élèves.

Les objectifs de ce projet sont, entre autres, d’encourager la créativité des élèves, d’éveiller leur curiosité intellectuelle, d’enrichir leur culture personnelle, de permettre un contact direct avec un artiste et son œuvre, de décrire et de partager des émotions avec ses pairs et avec sa famille. À la fin de l’action, une exposition commune est prévue rassemblant toutes les œuvres des élèves de toutes les écoles aux côtés des œuvres prêtées par l’artiste pour l’ensemble du projet "8+1=1". Cette exposition est prévue entre le 12 et le 19 avril 2013 à Lavelanet.

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Qui est l'artiste ?

Babeth Rambault est née en 1971. Elle vit et travaille à Rennes.

Elle produit des œuvres inspirées par le réel ordinaire : des installations, des photographies, des vidéos, des sculptures teintées d'humour et de poésie qui tiennent à très peu de chose. Elle emprunte au quotidien les formes des objets domestiques, des objets courants et banals qu'elle détourne et s'approprie drôlement : des coussins de canapé transformé en un abris précaire, un gobelet devenu une sphère, une tranche de fromage converti en bougeoir, une ampoule et son fil changés en une brochette, un radiateur modifié en range saucisse.... Elle renouvelle ainsi notre regard sur ces objets et sur l'usage qu'on en fait au quotidien en usant de combinaisons insolites de formes, de langage et de notions contraires. Par ces œuvres, l'artiste pose un regard artistique, humoristique et critique sur la société. Récupération et détournement incongrus par associations d'idées, de mots et d'objets incommensurables sont les moyens utilisés par l'artiste pour rendre compte des aberrations et des anomalies de notre monde. En insufflant une nouvelle dimension aux objets, elle nous raconte des histoires, des "petits" événements poétiques, énigmatiques. Les gestes les plus anodins sont alors en proie à un désœuvrement visuel mais aussi intellectuel jouant de l'utilisation des mots tant dans les titres que directement dans ses œuvres ; un "désœuvrement" propice, selon elle, à l'émergence de la création et qui injecte dans notre réalité un peu de son imagination. C'est à toute une histoire de l'art que les inventions incongrues d'objets réarrangés de l'artiste font référence. Son univers de non-sens, en apparence décalé, renversent les codes, l'organisation et les bases de notre société, de notre monde mental où tout doit avoir un sens, une signification, pour en évoquer son insignifiance et sa futilité. Elle nous suggère aussi par son travail que l'on peut faire beaucoup avec pas grand chose...

Dreuilhe

Les mots de l'artiste

J'utilise des matériaux et des objets de la vie courante, (ce qui constitue un répertoire de formes que l'on retrouve partout) que je peux combiner – assembler avec d'autres choses, tout en cédant totalement aux pièges de l'analogie et de l'association d'idées. Ma relation aux objets est donc tout entière tournée vers un rapport au langage et forme des sortes de pièces signalétiques, pictogrammes de situations incongrues... Le plus souvent, je dois mes idées à des connexions visuelles, des lectures, des expériences vécues, ou à des circonstances fortuites. Ces photographies sont à considérer indépendamment les unes des autres. Leurs réalisations se situent entre 2002 et 2008. Certaines suggèrent une fonction, d'autres contiennent implicitement un désœuvrement. Il y a des moments où nos subjectivités se heurtent à une certaine réalité. Ce sont ces instants que j'essaye de saisir, ces collisions furtives. La description concise de M.Chion, à propos de l'expression de Monsieur Hulot, «indéfinissable, entre le tracas, la stupidité, et la neutralité polie» se rapproche assez bien de l'expression que je veux donner aux objets que je manipule.

IME

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